« La Passion du Surf est une très forte émotion tournée vers une personne, un concept, ou un objet produisant un déséquilibre psychologique. »

La découverte du surf
Le surf est une sport particulier et à la fois passionnant. Souvent jugé comme addictif, il procure des sensations inédites. Le surf dépend de nombreux facteurs aléatoires contrôlés par la Nature. Vent, houle, période, coefficients, peut-être que ces mots ne vous parlent pas, mais pour les surfeurs eux, ils sont incontournables. Et pour cause, ils les scrutent tous les jours. Car on ne choisit pas quand aller surfer, ce sont les éléments naturels qui choisissent.
Où en faire ?
Voici 10 spots de surf incontournables à découvrir :
- Porococa, Amazone (Brésil)
- Uluwtu, Bali (Indonésie)
- Lance’s Left, Iles Mentawai (Indonésie)
- Baie de Tamarin (île Maurice)
- Puerto Escondido, Oaxaca (Mexique)
- Benzai Pipeline, côte Nord d’Oahu (Hawaii)
- Superbank, Gold Coast (Australie)
- Desert Point, Lombok (Indonésie)
- Coconuts, côte sud d’Upolu (îles Samoa)
- Bell Beach (Australie)
Du bien-être au partage…
Le surf est aussi un moyen pour celui qui le pratique de se ressourcer. En ridant, le surfeur ne fait plus qu’un avec la vague qui le protège et le mêle à la Nature. Submergé par l’adrénaline et les sensations fortes, il laisse son corps s’exprimer afin de le reconnecter à son esprit. “Un esprit sain dans un corps sain”. Un bien être devenu priorité au sein de la vie du surfeur et que certain ont mis au centre de leur vie en voulant le transmettre, le partager, le rendre plus accessible.
Le surf dans le quotidien des plus chanceux
La crise sanitaire qui a favorisé le télétravail, et de ce fait, le surf devient de plus en plus accessible grâce à des mouvements migratoires vers les côtes. Beaucoup de surfeurs qui venaient occasionnellement sur les côtes françaises ont changé leur statut en télétravailleur pour venir s’installer, à plus long terme, au bord de l’océan. Vivre avec la passion du surf, c’est, entre autres se détacher des contraintes du quotidien, et se permettre cette bulle de concentration, de temps pour soi. Il s’agit de mettre fin à la dictature quotidienne du “métro, boulot, dodo” et de laisser place aux voyages, à la découvertes de nouvelles vagues, de nouveaux paysages, de nouvelles personnes et de nouveaux modes de vie.
Accepter les creux des vagues
Les images spectaculaires de surfeurs filant au cœur du tube font souvent oublier la cruelle réalité : « Surfer, c’est avant tout accepter de ramer », explique Emmanuel Brunet, jeune quadra, directeur artistique et surfeur passionné. Pour moins d’une minute environ de glisse – l’instant unique –, il faut accepter de « nager-ramer » longtemps sur sa planche afin de rejoindre le lieu de formation des vagues.
« C’est une école d’humilité, poursuit l’aficionado. La jouissance de glisser est indissociable de l’effort que l’on a fourni pour y parvenir. » L’analogie avec la vie se fait dès lors très naturellement. Le surf enseigne aussi bien la nécessité de l’effort (on n’a rien sans rien) que l’acceptation des temps faibles.
Prendre des risques et des coups
En surf, les occasions de se blesser sont fréquentes. Toucher le fond ou y rester accroché. Etre projeté sur la plage ou sur des rochers. Prendre la planche dans la figure. « Cela peut évoquer les conduites à risques adolescentes, explique le psychanalyste Didier Lauru, celles où l’on repousse toujours plus loin les limites. La prise de risques rejoint alors un fantasme d’auto-engendrement” du type “il ne peut rien m’arriver”. »
Surfer t’ouvre sur le monde : chercher de nouvelles vagues, c’est découvrir d’autres cultures. Surtout, ça t’ouvre les yeux : on ne peut pas surfer sans s’engager pour l’environnement, c’est une question de bon sens